Du Veyton au Gleyzin, randonnée itinérante de 4 jours : mardi 30 juillet au vendredi 2 août 2019

Circuit en boucle, dans le sens horaire : vallon du Veyton, vallée des Villards, vallon du Gleyzin, vallon du Veyton.

D’après super IphiGénie : total d’environ 49 km et 4838 m de dénivelée, en partant du lieu-dit la Chevrette dans le vallon du Veyton.

Composition de l’équipe: Daniel et Geneviève Dupuis, Pierre Merian, Jocelyne Taupin,Virginie Thuilier et Ghislaine Revol (+ Joelle ? le J2)

Rendez vous à 7 h chez les Dupuis, puis 7 h 30 au pont du Veyton où nous attend Jean-Claude Sadoux , copain de la famille Dupuis ayant l’autorisation d’emprunter la piste forestière. Il nous rend le grand service de nous monter en 4×4 jusqu’au départ de la Chevrette, nous évitant 6 km de piste….Il viendra également nous chercher au même endroit (mais pas dans le même état de fraîcheur !) le 2 aout.

J1 : vallon du Veyton (La Chevrette 1102 m) au refuge du Merlet (1941m).

1422 m de dénivelée D+, 589 m D- et environ 9 km, 7 h de marche

Vers 8 h 30, la troupe se met en route après la 2e dépose de Jean-Claude. Il fait frais, peut être un peu trop pour Jocelyne pas encore habituée au retour dans les montagnes, mais les locaux apprécient les 14°c après les journées caniculaires précédentes. La montée de Tirequeue à partir du plan de l’Ours remet tout le monde à bonne température et l’émerveillement commence avec l’arrivée du soleil sur la traversée menant au barrage du Carre. Au lieu dit l’Aulp du Pont, il est seulement 11 h. L’option est prise de passer par Jérusalem et le lac du Coteau pour redescendre ensuite sur le refuge du Merlet. L’itinéraire hors sentier et raide n’est pas toujours aisé à cause des sacs lourds, mais la pause au premier lac du coteau permet déjà de se reposer et se délester de quelques grammes. Une longue traversée plein EST du pierrier au pied de la Montagne du Coteau s’impose pour aller chercher le col situé au point 2368 m, qui nous permettra de redescendre dans des pentes praticables sur le refuge…pour le plus grand soulagement de Jocelyne dont le genou commence à fatiguer. Nous atteignons le refuge du Merlet vers 17h. Joëlle, une amie de Virginie nous y attend. Un brin de toilette dans le ruisseau, dont un bain non volontaire de Ghis qui en perdra ses lunettes de soleil… et la soirée se termine sagement autour de la soupe déshydratée agrémentée de quelques douceurs liquides et solides proposées par chacun.

Dehors, le temps se couvre et quelques gouttes font savourer le confort d’être à l’abri au chaud. Nuit paisible dont les mini ronflements de Daniel n’ont pas troublé la petite souris venue grignoter le sachet de graines salées de Joëlle et Ghis dans les poches des sacs à dos laissés au sol.

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J2 : refuge du Merlet (1941 m) à Saint-Colomban-des-Villards (1100 m).

872 m D+, 1779m D-, environ 12 km, 9 h de marche.

Départ dans la brume vers 8 h en direction du col de la Colombière (2397 m). Les brumes vont et viennent ; une éclaircie lumineuse au lac de la Colombière laisse entrevoir le col que nous atteignons vers 11 h. Bien que la visibilité soit quasi nulle, Joëlle, Virginie, Geneviève et Pierre décident de monter au Pic Sud du Merlet situé seulement 72 m au dessus du col. Pendant ce temps, Daniel et Ghis préparent psychologiquement Jocelyne à descendre les quelques mètres délicats sous le col… qu’elle négocie parfaitement ! On se retrouve tous au pied du col et du névé pour traverser un nouveau pierrier jusqu’au point du Croza, à l’aplomb du col du Villonnet (2457m) dont nous remontons les 200 m pour la pause déjeuner vers 12 h 30. La longue descente vers Saint-Colomban-des-Villards va alors commencer. Joëlle, Virginie et Ghis font un tout petit détour au col des Balmettes situé à quelques centaines de mètres à la même hauteur que le Villonnet pour apercevoir le lac en contrebas. Elles rejoignent ensuite le reste du groupe sur le sentier de Combe Rousse, pas très bien balisé sous le col.

Au bout de la combe, on traverse un ancien alpage (de Combe Rousse) avec des ruines dont une construction subsiste avec un toit en voûte de pierres en parfait état. On regrette l’absence d’abri qui aurait permis d’éviter de redescendre jusqu’au fond du vallon des Roches puisque qu’on se trouve juste en face du vallon du Puy Gris… Mais la beauté de cette Combe des Roches rive gauche, ainsi que la dégustation de myrtilles nous fait oublier l’effort (presque ! car les genoux et pieds commencent à couiner) On atteint Saint-Colomban-des-Villards pour l’heure de la mousse, que chacun déguste avec exaltation. Il en sera de même pour l’excellent repas qui va suivre. Nous aurons bien du mal à nous modérer devant le buffet de desserts. Le confort de la nuit sera légèrement terni par les difficultés à digérer le trop plein !

J3 : Saint-Colomban-des-Villards (1100 m) au refuge de l’Oule (1836 m).

1655 m D+, 844 m D-, environ 13 km, 7 h 30 de marche.

Toujours ponctuels (!), départ des troupes vers 8 h mais Pierre n’est pas en forme et un problème de genou le contraint à nous abandonner rapidement et tant qu’il est encore possible de trouver une solution pour rentrer par la route. Certains en profitent pour délester un peu les sacs car l’étape de montée est la plus longue du circuit. Commence alors la longue remontée du vallon des Roches par la rive droite cette fois ci, ce qui permet d’avoir un autre joli point de vue, et de continuer à déguster de succulentes myrtilles. En haut de la combe et avant de bifurquer sur le vallon qui va nous mener au col de Comberousse (2669 m), nous nous trouvons face au troupeau de moutons dont les patous nous font savoir qu’ils sont les gardiens. Après un temps de « snifage », Daniel, Jocelyne et Ghis décident de s’éloigner du troupeau en allant dans le pierrier, tandis que Virginie et Geneviève, confiantes dans la paisibilité retrouvée des chiens, continuent de monter près du troupeau. Heureusement, tout se passe bien, sous le regard calme du berger qui n’a pas bronché, et nous nous retrouvons sur la sente très pentue qui sillonne discrètement au milieu de la végétation. Après 300m de dénivelée bien raide, nous débouchons sur les moraines qui nous conduiront vers le col de Combe Rousse. Une agréable surprise nous attend car on s’attendait à une progression finale dans une ambiance très minérale or ces moraines se revégétalisent et c’est un parterre concentré de fleurs qui nous accueille. La pause déjeuner dans ce décor délicieux s’est imposée, 200 m sous le col. Il a néanmoins fallu abréger les prolongations, devant le ciel qui s’est soudainement chargé, et qui nous a même obligés à sortir les protections de pluie avant le col. Heureusement, ce ne furent que quelques gouttes. Au col, micro pause qui a laissé le temps à Ghis de seulement apercevoir quelques brins de génépi, puis descente sur les névés du Glacier du Gleyzin jusqu’au refuge de l’Oule. Les marches hautes du sentier d’accès au refuge ont raison du moral de Jocelyne, qui décidera de nous abandonner pour la dernière étape, sachant qu’il faudra les remonter le lendemain en direction du col du Moretan. L’accueil au refuge est très convivial, et chacun a le temps de vaquer (toilette dans le ruisseau, Daniel se fait accaparer par le « petiot »des gardiens trop content de trouver un copain pour l’emmener « au lac »…). Nous savourons la soupe puis l’excellente croziflette. Même l’animation du soir est prévue puisque nous suivons le rassemblement des brebis par le berger et ses chiens pour les remettre en parc pour la nuit. On mesure la complexité quotidienne de ce travail de berger, qui de prime abord pourrait paraître exotique. Une brève discussion permet vite de remettre les pendules à l’heure.

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J4 : refuge de l’Oule (1836 m) à parking de voiture (La Chevrette 1102 m).

956 m D+, 1468 D-, environ 10 km, 7 h de marche.

Départ toujours à 8 h. Nous ne sommes plus que 4 puisque Jocelyne descendra sur la Bourgeat Noire, où elle se fera récupérer par Pierre. En route pour le col de Moretan (2503 m), réputé difficile dans la traversée du trail l’Échappée Belle. Lorsque nous arrivons au plateau au dessus du refuge et au pied du couloir, la brume est dense, et on ne voit pas le col. Toute sa montée se fera sans qu’il soit visible. Heureusement que Geneviève connaît l’itinéraire et que nous finissons par trouver les cairns. La descente est bien pentue et nous voyons les ancrages des cordes posés pour le trail. Un névé encore bien présent sur l’ancien glacier permet de descendre plus aisément puis c’est la fameuse longue et raide moraine qui nous conduit jusqu’aux lacs Morétan. Ces 2 beaux lacs sont entourés de chaos de blocs, parfois impressionnants, et néanmoins la verdure et les fleurs trouvent aussi leur place, ainsi que des cairns artistiques disséminés ça et là. Le décor invite à la contemplation…que nous nous accordons quelques minutes.

On rencontre alors le berger de Périoule avec son troupeau de brebis. Pause casse-croûte sur ce beau plateau puis descente vers l’Aulp du Pont où nous retrouvons notre itinéraire du premier jour. Daniel a pu contacter notre super chauffeur qui viendra à notre rencontre et à 16 h, quatre randonneurs ne sentant pas la rose s’avachiront avec plaisir dans le 4×4 de Jean-Claude.

Quel beau périple que cet itinéraire sauvage, minéral et coloré !

Hébergements : refuge du merlet, non gardé, couchettes, matelas, eau à proximité immédiate ; auberge du Glandon (réserver 0627135594) ; refuge de l’Oule (réservation au 0632464991).

Pour résumer, les beautés naturelles ( ou presque !) de ces vallons secrets !

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