Après consultations des divers sites favoris permettant de confirmer une belle météo, décision est prise : samedi, ce sera le Mont Morbier.

Les rendez-vous sont fixés à des horaires décents pour les moins matinaux du groupe , 8h30 de Chambéry ou d’Arvillard. C’est au col du Frêne que la voiture balai joue son rôle et en récupère une autre, et tout le monde se retrouve à Routhenne, lieu de départ.

A 9h15, le groupe est prêt, les langues s’activent… On suit des sentes, plus ou moins boueuses mais compte tenu de la pluie des derniers jours, et de la nuit, on peut considérer que les chemins sont secs. On ne peut pas dire pareil des prairies , chacun teste ainsi le niveau d’imperméabilité de ses chaussures. Il semble que toutes ne passent pas le test ! Cela n’entache pas la bonne humeur. Brins de muguet, fraisiers en fleurs, framboisiers, sureau… ? Non, ce n’en est pas… sceau de salomon, hellébore, autant de fleurs qui agrémentent le paysage, nous faisant oublier de regarder les montagnes au loin. Cela tombe bien, la brume joue avec nous, dissimulant les sommets les plus lointains. On prend le temps d’admirer l’Arclusaz, à plusieurs reprises, de faire un petit crochet pour regarder St Pierre d’Albigny d’en haut.

Le sentier dans la forêt est agréable, même s’il devient vraiment boueux : les vaches auraient pu faire attention. On ne leur en tiendra pas rigueur , et elles nous regardent placidement les photographier sous tous les angles. Paysage de carte postale !

On arrive ainsi, sans s’en rendre compte, au sommet. On cède à ce qui semble être la photo traditionnelle au sommet puis les gentianes et anémones remportent elles aussi un franc succès.

Comme il est tôt, on peut bénéficier de la terrasse pour nous seuls, les conversations vont bon train : partage de recettes, informations sur les talents culinaires, ou de cultivateur de chacun. La brise oblige à sortir vestes et doudounes. Le soleil n’est pas assez chaud pour permettre de prolonger la sieste. On repère les sommets qui nous entourent, décidément, il y en a beaucoup à reconnaître et mémoriser…

La descente se fait dans l’alpage, au milieu des trolls. L’un en profite pour établir la conclusion d’une étude menée sur le terrain : peut-on parler en marchant ? Il semble que sa conclusion, peut-être hâtive, n’emporte pas l’unanimité et on essaie de convaincre que diverses raisons conduisent à s’arrêter, les arrêts ne sont pas (tous) liés au bavardage !

La boucle est bouclée en début d’après-midi, et les 700 m de dénivelée font désormais partie des souvenirs, cela nous laisse le temps de nous arrêter à une terrasse, une vraie cette fois… où nous terminons la journée et les conversations !

Merci aux organisateurs pour cette belle balade.


1 commentaire

Geneviève · lun. 24 Mai. 2021 à 8 h 05

Belle narration de cette incursion dans les Bauges profondes, bien vertes en ce moment !
Merci, Annick, pour l’écrit et pour ta participation à la rando !

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