Partis de la vallée du Chéran (parking 868 m), dans les Bauges au-dessus d’Ecole, nous avons remonté plein sud le long vallon creux du ruisseau d’Arclusaz.

Après 7 km dans une forêt baujue typique, puis dans les alpages riants des prés d’Arclusaz, Près Rausset et Barandier, encadrés par la Combe des Chevaux et la crête de la Dent d’Arclusaz à l’ouest (notre droite), et par les crêtes tout aussi redressées (La Cha, le Grand Parra, Pointe des Arlicots, Beau Mollard) à l’est (notre gauche),

ayant dépassé les chalets du Praz et des Arbets, sous de grandes dalles calcaires et quelques bouquets de vernes, nous avons enfin atteint le col d’Arclusaz (1770 m) parmi d’innombrables anémones des Alpes, tulipes sauvages, orchidées jaunes.

Le panorama annoncé était limité par des brumes nomades. Nous aperçûmes toutefois notre cher massif de Belledonne, et le vent frais nous incita à engager nos pas sans attendre vers le Chapeau de Napoléon, à notre gauche (à l’est), sur une sente longeant les falaises abruptes du versant sud.

Le sommet du Chapeau de Napoléon est signalé par des cairns, mais il est intéressant de poursuivre prudemment encore sur quelques mètres en descente, pour se recueillir devant une croix de Savoie commémorative.

Là, le randonneur comprend qu’il doit faire demi-tour : plus de sentier, seulement des rochers abrupts, rejoignant l’extrémité sud de la crête des Arlicots.

Nous fîmes donc demi-tour, pour casse-croûter au col d’Arclusaz, protégés du vent. La brume décorait avec constance les arêtes menant à la Dent d’Arclusaz.

Le retour s’effectua d’abord par le sentier de montée, puis sur le versant ouest de la combe : nous avons rejoint le chalet du Lauzarin, bien bauju lui aussi, puis le chalet Bottier (1430 m), sous les pentes vertes décorées de belles touffes de vérâtres et d’orchidées toutes roses. Au-dessus de nous, la crête du Beau Mollard se découpait sur un fond de ciel bleu de mai ! Quelques chamois broutaient paisiblement.

Le sentier de Pays (rouge et jaune) nous amena ensuite par une belle hêtraie hyper raide, sur un sentier tapissé de feuilles mortes puis dans des rocailles sèches, au confluent des ruisseaux d’Armène et de la Lanche (1110 m). Le grand soleil succédait aux ombrages forestiers, derrière nous s’étalait la Pointe d’Armène, devant nous descendait la piste ramenant à la Chapelle de Bellevaux, puis à l’Oratoire tout proche du parking de départ. Distance parcourue = 17 km.

En ce beau week-end prolongé de l’Ascension, un air de liberté retrouvée soufflait sur les nombreux randonneurs heureux !

Participants : Domnique, Geneviève, Sigrine, Nicole, Clo, Daniel.


2 commentaires

Pierre · lun. 25 Mai. 2020 à 19 h 56

Merci pour ton compte-rendu Geneviève ! Les photos donnent envie d’aller se balader par là-bas 🙂

    Geneviève · mar. 26 Mai. 2020 à 16 h 38

    eh oui, Pierre : c’est bucolique à souhait et on peut explorer encore plus (combe des chevaux, crête remontant vers la dent d’ Arclusaz depuis le col )…

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