Séquence nostalgie !
En avril 1978, nous avons effectué un raid à ski, en autonomie, en Belledonne du Pleynet à Arvillard. Habitant en région parisienne, nous avions confié la garde de notre fille Florence (2 ans) à sa grand-mère maternelle.
La documentation étant succincte voire inexistante, nous avions préparé ce périple à partir des cartes IGN 1/20 000°, précises (équidistance des courbes 10 m), mais anciennes. Elles étaient en cours de remplacement pas les cartes actuelles au 1/25 000°.

Il n’existait que deux topos (pour toute la France) de Claude et Philippe Traynard : »101 sommets à ski » et » 102 sommets à skis ».
1ᵉʳ jour : Le Pleynet – les Sept Laux via le Pic de la Belle Étoile (2708 m)
Étape un peu rude, les sacs sont lourds (nourriture pour 7 jours, tente, duvets, matériel…) et la dernière pente du pic de la Belle Étoile raide ! Descente jusqu’auprès du lac Coppetens ou l’on monte la tente.
1216 m D+, 440 m D-, 8 km.






2ᵉ jour : Les Sept Laux – Casse de l’Argentière
Montée au Col de l’Amiante. Descente au sud-est vers le lac de l’Amiante puis la brèche du Pin, un peu alpine, sur l’arête sud de l’Aiguille de Marcieu. Il ne reste plus qu’à longer les Aiguilles de l’Argentière par la Casse de l’Argentière pour installer le bivouac aux abords du lac et du chalet de la Combe (sans doute déjà utilisable à cette époque).
D+ 623 m, d- 511 m, 6 km.









3ᵉ jour : Casse de l’Argentière – Combe Madame
Montée au col de la Combe puis descente du glacier Est de l’Argentière (disparu depuis). Désagréable, neige foireuse sur des dalles ; il eut été préférable de rejoindre la Brèche du Chien, à l’ouest, entre l’Aiguille d’Olle et l’Aiguille Saint-Phalle puis descendre le glacier Ouest de l’Agentière.
On remonte facilement au col de la Croix qui permet de redescendre dans la Combe Madame.
Bivouac aux abords de l’emplacement actuel du refuge de la Combe Madame.
5.2 km, D+ 485 m d- 777 m.









4ᵉ jour : Combe Madame – le Lac Glacé
On attaque tout de suite la Plagne Vaumard, raide, pour gagner le col d’Arguille. Belle descente, raide également, pour rejoindre le lac Blanc. Remontée jusqu’au lac Glacé en passant au lac Noir.
4.9 km, D+ 1053 m, D- 530 m














5ᵉ jour : le Lac Glacé – Périoule
On remonte la combe de la Grande Valloire jusqu’au col homonyme. Descente, sous la face nord du Puy Gris (ancien glacier du Puy Gris) de la combe des Roches.
Un peu avant l’Orselle, direction nord, puis est pour passer près des chalets ruinés de Combe Rousse. La combe de Combe Rousse permet de gagner le col de Montfossé.
Son beau vallon nord permet de rejoindre la dernière pente du col du Merlet, ou la neige est bien molle ! Descente dans le vallon du Veyton jusqu’à la cabane de Périoule.












11.7 km, D+ 1050 m, D- 1682 m.
6ᵉ jour : Périoule – refuge des Férices
Par un parcours vallonné passant près de Jérusalem, on remonte la Montagne du Grand Crozet jusqu’à la Brèche du Frène entre le Clocher du Frène et le Grand Crozet.
Il ne reste plus qu’à se laisser glisser jusqu’au petit refuge des Férices ou nous dégusterons une boite de Corned-Beef laissée par des prédécesseurs !
6 km, D+ 863 m D- 731 m.







7ᵉ jour : refuge des Férices – Arvillard
Descente jusqu’à Arvillard, à ski sans doute jusqu’aux alentours de Pré Nouveau, puis à pied.

Refuge des Férices
La photo date de juin 2010.
Nous n’avons pas retrouvé de photos de cette journée, nous n’avions certainement plus de pellicule.
11.4 km, D- 1396 m.
Après ce périple, retour en région parisienne puis dans le Limousin pour aller rechercher Florence qui a eu du mal à nous reconnaitre tellement nous étions bronzés.
Geneviève et Daniel Dupuis.


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