Quatre heures de marche depuis l’institut bouddhiste Karma-Ling (ancienne chartreuse de Saint Hugon) et 400 m de dénivelée, pour un périple de 11 km atteignant puis suivant les eaux captées du vallon du Bens, avec quelques variantes juste pour « le fun ».

L’histoire :

E.D.F. réalisa au début du 20ème siècle des ouvrages remarquables, pour conduire les eaux du Bens et torrents adjacents, captées en montagne, jusqu’à la centrale électrique d’Arvillard, 600 m plus bas.

Démarrant au barrage de Saint Bruno (1130 m) dans le vallon du Bens, de nombreux ouvrages collectent et regroupent les eaux dans une canalisation enterrée sous une piste à faible dénivelée et globalement étroite, maintenant enherbée (c’est le sentier « des tunnels », car le passage a été souvent taillé le long de la roche et même 2 fois dans la roche, permettant la traversée par 2 tunnels sur 8 à 10 m de long). La piste de 6 km environ est orientée nord-ouest.

Récupérées après un voyage souterrain paisible, dans une conduite forcée superficielle de diamètre plus important, à 1000 m d’altitude au départ de la Route de la Chaîne, les eaux dégringolent ensuite jusqu’à Arvillard, plein ouest. Pour les randonneurs, le retour à Karma-Ling s’effectue par l’une ou l’autre des pistes forestières assez raides, au choix, pourquoi pas celle qui recoupe les ruines de Champ Sylvestre.

Ce parcours, qui démarre donc à l’ actuel institut bouddhiste Karma-Ling, présente un intérêt patrimonial (la houille blanche des Pierrus et l’ancienne Chartreuse de Saint Hugon qui exploitait le minerai de fer du Molliet) et naturel (veines rocheuses variées dotées d’une végétation différenciée, avec sapins, épicéas, hêtres, mais aussi chênes pubescents et genêts).

Une variante (effectuée ce jour) consiste à gravir un éperon rocheux dans la zone des chênes pubescents, amenant à une plateforme de méditation, avec drapeaux de prières « mantras » et vue sur la barrière montagneuse du haut vallon du Bens ; on poursuit la montée « sanglier » à travers les bois, direction plein est, jusqu’à recouper la route de la Chaîne à 1190 m d’altitude. Retour par cette route forestière avec passage devant le chalet du ruisseau de Saint Hugon.

Le 11 mai, juste avant la pluie !

Deux « pèlerines », Clo et Geneviève.

Catégories : Le blog