« Presque froid » ! entendit-on en ce matin d’une journée prévue caniculaire. Il n’était que 7 heures, nous avions rejoint le parking de la Bourgeat Noire (1090 m) dans la vallée du Haut Bréda. Et nous regardions dans la fraîcheur ambiante le sommet assez proche de la Pierre du Pin (1921 m). Ce serait le deuxième sommet atteint ce jour, après un passage par la Croix du Léat (1825 m).

Nous sommes montés au chalet du Bout (cabane libre dans une superbe clairière à 1380 m) par la raide piste forestière abritée du soleil, et avons salué les majestueux sapins Henri IV avant de rejoindre la Montagne de Combe Grasse par le sentier bien tracé dans une forêt protectrice, où l’air restait frais avec parfois un petit vent sympa. A 1686 m, nous sommes partis sur la branche gauche de la bifurcation pour émerger sur la belle crête nord de la Croix du Léat, recouverte d’un océan de myrtilliers et de rhododendrons, coussins vert tendre de part et d’autre. La pente se redressait encore, et au bout du sentier, tout là-haut, la récompense : la nouvelle Croix en métal forgé, dédiée aux mines de fer locales et réalisée avec des outils artisanaux.

Depuis le replat de la Croix du Léat, nous avons rejoint la Pierre du Pin par le GR 738, en direction du refuge de l’Oule. Le belvédère faisait face aux impressionnants col de Vay et Couloir du Pertuis, aux sommets du Moretan, du Gleyzin, et des abords du Puy Gris. Là encore, l’ambiance était agréable, et nous avons fait demi-tour pour rallier le lac du Léat et son refuge, comme prévu.

Le casse-croûte à l’ombre du chalet fut agrémenté comme habituellement par un savoureux dessert, le clafouti aux cerises de la Chavanne (quartier d’Arvillard abritant une randonneuse de choc).

Après une courte descente plein nord aux Lanches, nous avons retrouvé le parcours ombragé venant du chalet du Bout. Arrivés à celui-ci, Daniel a proposé une variante zigzagant dans la forêt de Combe Grasse jusqu’à la passerelle enjambant le torrent du Gleyzin, à 1100 m.

A moyenne altitude en cette veille de solstice d’été, démarrer tôt dans la journée fut un atout favorable pour profiter pleinement de la marche !

Dénivelée 850 m environ, distance 13 km, durée 6 h 30 avec les pauses.

Participants : Chrystel, Clo, Flo, Michel, Pierre-Yves, Daniel, Geneviève.


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